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Rencontre avec Jean-Luc Romero, élu et militant associatif

A l’occasion d’un épisode de « Soyez-Rassurés » dédié aux infections sexuellement transmissibles (IST), nous sommes allés à la rencontre de Jean-Luc Romero-Michel maire adjoint à la mairie du 12ème arrondissement de Paris et président d’Elus Locaux Contre le SIDA. Découvrez les origines de son engagement politique.

 

Julien : Bonjour Monsieur Romero, pouvez-vous nous raconter votre parcours en politique ?

Jean-Luc Romero : Je suis issu d’une famille d’origine espagnole. Mes grands-parents étaient comunistes et ont fuit le franquisme pour aller dans le nord de la France. Après, j’ai eu des oncles qui étaient très engagés en politique. Enfant, j’ai baigné dans le communisme. J’étais très admiratif de l’engagement d’un de mes oncles qui a dû même fuir la France. Avant, quand vous étiez étranger vous ne pouviez pas faire de la politique en France. Il a été expulsé et on l’avait caché chez mes parents. J’admirais beaucoup cet homme. A l’époque j’ai eu l’occasion de cotoyer des dirigeants communistes, et il faut savoir que les communistes étaient très homophobes. Et donc moi ça m’a repoussé. C’est à ce moment là que je suis devenu Gaulliste. Quand vous étiez fils d’ouvrier, vous étiez soit au parti communiste, soit Gaulliste. Le parti socialiste était un peu « élitiste » et l’UDF était un parti de bourgeois. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans le parti Gaulliste. Et puis à partir du PACS (Pacte civile de solidarité) j’ai senti que le mouvement penchait de plus en plus à droite sur les questions sociétales. Je n’y trouvais plus mon compte sur toutes les questions de société comme la gestion des drogues, les droits LGBT, ou encore l’euthanasie. Donc j’ai quitté le mouvement. J’ai ensuite tenter de monter mon propre parti pendant un an mais quand on a pas d’argent c’est très compliqué. Maintenant je suis plutôt un militant associatif que politique même si je joue sur les deux parce que ça me permet d’être plus efficace. Par exemple à la région Ile-de-France, je suis ambassadeur d’une Ile-de-France sans SIDA et ça me permet de faire des choses concrètes.

 

J: Justement, vous parlez du lien entre l’engagement associatif et l’engagement politique, comment l’un et l’autre se complètent ? Comment gérez-vous cette implication dans ces milieux qui peuvent paraître très différents ?

JLR : Pour moi ce n’est pas deux milieux si différents, au contraire. J’essaye de ne pas faire comme d’autres qui parlent de tous les sujets sans les connaître. Par exemple, si vous étiez venus aujourd’hui pour me poser des questions sur les questions économiques, etc. je vous aurais dit non. J’ai un avis comme vous mais qui n’est pas suffisament autorisé. Et donc, dans le milieu politique, je parle des questions que je connais. Des questions de discrimination, des questions de santé, des questions de fin de vie, sur lesquelles je suis totalement engagé. Il y a un vrai lien entre mon militantisme et puis à côté mes mandats politiques. Notamment à la région où je suis dans l’opposition face à Valérie Pécresse mais en même temps je suis ambassadeur d’une Ile-de-France sans SIDA. Je fais aussi des choses constructives. A la mairie du 12ème arrondissement je suis en charge de la culture mais en même temps Anne Hidalgo m’a missionné sur les questions LGBT. Je lui ai rendu le rapport « 52 mesures pour faire de Paris la ville des droits LGBT » il y a un an. Donc on m’utilise sur des questions qui m’intérèssent. C’est satisfaisant de lier mon militantisme associatif et mes convictions et la politique et ce n’est pas le cas pour tout le monde.

 

Retrouvez la première partie du quatrième épisode de « Soyez-Rassurés » avec Jean-Luc Romero, nous avons fait le point sur les infections sexuellement transmissibles et plus particulièrement sur la situation du SIDA en France. Conseils, informations capitales et témoignages de vie sont au rendez vous lors d’un entretien passionnant.

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